Un album photo à monter soi-même, c’est une reliure vide et des pages qu’on imprime. L’intérêt par rapport à un livre photo commandé en ligne : vous choisissez le papier, vous contrôlez le rendu, vous imprimez à l’unité, et vous pouvez remplacer une page ratée sans refaire l’objet entier.
Choisir le format
Le format décide de tout le reste, à commencer par la façon dont l’album se regarde.
A4 portrait : le format de travail par excellence. Il passe dans toutes les imprimantes, il se range dans une bibliothèque, et il convient à un mélange de portraits et de paysages.
A3 : le format d’exposition. Une double page A3 fait 42 × 59 cm ouverte, ce qui donne une vraie présence à une image panoramique. En contrepartie, l’objet est lourd, il demande une imprimante A3, et il ne se feuillette pas d’une main.
Carré : le format le plus flatteur pour une série homogène. Il neutralise la question de l’orientation, ce qui simplifie beaucoup le montage d’un album mêlant portraits et paysages.
Petit format : pour un objet à offrir, une série courte, un carnet de voyage. Le coût par album chute, et l’ensemble se glisse dans un sac.
Les quatre familles sont regroupées dans la catégorie albums photo : A3, A4, carré et petit format.
Les systèmes de reliure
La reliure à pince. Les pages se glissent dans un mors qui se referme. Aucun outil, aucune colle, et les pages restent remplaçables indéfiniment. C’est le système le plus rapide, et celui qui pardonne le plus. Le Pinchbook fonctionne sur ce principe, nous l’avions présenté dans cet article.
La reliure à vis ou à boulons. Les pages sont percées et maintenues par des vis. Plus rigide, plus « objet », mais l’ajout d’une page demande de démonter l’ensemble.
La reliure collée. Le rendu le plus proche d’un livre édité, et le moins réversible. À réserver aux albums dont le contenu est définitivement arrêté.
Pour un album amené à évoluer, un portfolio de commande par exemple, la reliure à pince est la seule qui reste souple dans le temps.
Le papier des pages
C’est le point sur lequel un album fait maison prend l’avantage sur un livre photo industriel.
Le recto verso. Un album se feuillette, donc les deux faces sont vues. Il faut un papier imprimable des deux côtés, avec une opacité suffisante pour que l’image du verso ne transparaisse pas. Un papier fin brillant est le pire choix ici.
Le grammage. Entre 190 et 250 g/m², les pages se tournent bien et l’album reste manipulable. En dessous, les pages gondolent et se cornent ; au-dessus, la reliure s’épaissit vite et l’album ne s’ouvre plus à plat.
La finition. Le mat et le satiné se lisent mieux en album qu’un brillant franc, qui renvoie la lumière de la pièce dans l’œil du lecteur. Le brillant marque aussi les traces de doigts, ce qui est précisément l’usage d’un album.
Monter les pages
Deux conseils qui évitent de tout recommencer.
Prévoyez une marge intérieure plus large que la marge extérieure. Sur un album relié, une partie de la page disparaît dans la reliure : une image centrée géométriquement paraîtra décalée vers l’intérieur.
Imprimez une page test avant la série, et reliez-la. Le rendu d’une image dans un album fermé, vu sous un éclairage domestique, n’a pas grand-chose à voir avec le même fichier sur écran.
Conserver l’album
À la verticale, comme un livre, dans une pièce sans variation d’humidité forte. Un album stocké à plat sous d’autres objets finit par marquer ses pages. Pour les tirages qui ne rentrent pas dans l’album, la question du rangement est traitée dans notre article sur la conservation des tirages.
La gamme jet d’encre détaille les références recto verso disponibles, et la catégorie cartes et enveloppes fine art complète l’album pour les envois.
Pour aller plus loin
Pourquoi un papier recto verso pour les pages d’album
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